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15/10/2009

Constellations d'Alma Soror

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Alma soror c'est une constellation, les bords sont difficiles encore à repérer, de même les personnages et les légendes qui la traversent. C'est une constellation sombre, où les histoires d'amour répètent tous leurs ratages en obligeant à trouver d'autres issues. Il y a à l'intérieur des images et des musiques, des langues en voie de disparition et des soubressauts de pensées violentées, macérées et dépecées avant d'étinceler à nouveau à travers les vitres du bar.

Il y a eu dans le sillage d'Alma Soror l'aventure Villabar et maintenant c'est une ballade qui va ressusciter, forcément, tellement c'était une aventure nécessaire, une expérience pour échapper à l'horreur programmée dans l'abandon définitif de la littérature.

Il y a les luttes d'un capitaine de l'angoisse animale, comme un enfant perdu de Venaille et que Venaille ne connaît pas, ignorant encore de ses germinations secrètes.

Il y a les images déchirées de Sara et des milliers de photos où la beauté fulgure encore un peu avant d'effacer le sentiment de solitude.

Il y a l'errance du coeur et l'amour du chant, l'histoire d'un art qui n'existe toujours pas, la fascination pour la pensée mathématique et peu à peu ça fait constellation, miroir pour ennivrer-éblouir-fasciner ceux qui auraient encore au ventre la rage de venir lire.

Il y a la nuit pour écrire et la journée pour marcher dans Paris ou sur les plages de l'Atlantique en inventant des biographies qui manquent encore à notre siècle, il y a la beauté du visage qui écrit sous les masques et puis la tentative de contrebande, toutes ces histoires inventées avec des corps photographiés à l'intérieur des bars et des dimanches où l'on s'ennuie.

C'est une constellation, les bords sont difficiles encore à repérer mais le coeur est vivant comme un sexe qui se gorge du sang devenu plus épais, presque une boue dans les veines, un delta presque bleu sous la peau.

L'étrange est la forme que prend le beau quand le beau est sans espérance, écrivait Volodine. Et la constellation Alma soror est étrange, par impossibilité provisoire du beau qui fulgure, en attendant l'explosante-fixe et l'érotique-voilée.

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Commentaires

Attends et regarde. Mets ton chapeau. Vois par la fenêtre : la nuit tombe. La nuit tombe. J'espère que tu viendras avec moi... Avec elle... Avec eux... Avec nous... Avec ceux qui qui veulent... Vers les champs d'étoiles. Là bas, après la zone. Après les tunnels. Après les barbelés. Après les moutons. Toutes les guitares commencent : nos voix les suivront. Oublier le vocabulaire. Oublier les ornières. Oublier les moutons. Et derrière la zone, derrière les tunnels, après les barbelés, que ferons-nous dans les champs, les champs d'étoiles qui s'enfilent à l'infini ?
Baisse le rideau. Prends ta canne. prends ton chien. On y va. Tu verras. Emmène-là, emmène les, emmène-nous, on s'emmène tous vers ces champs d'où rien ne part, aucune route ne les sépare, aucune trace de la modernité là bas, aucune onde, seuls les corbeaux et les fuyards heureux et tristes, et les hiboux et les chouettes et les enfants, sous les tentes. Un campement ? Non : un campement, c'est la guerre, c'est le transit, c'est l'attente. Pas un campement : la vie sauvage.

Écrit par : constellation | 15/10/2009

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