30.10.2009
Apprentissage
J'apprends, autant qu'il se peut je réapprends même à marcher dans les villes. Après les forêts, le causse inhabité, la solitude des combes et des cavernes à l'écart il y a aujourd'hui les avenues vers le sud, la marche au milieu des voitures, l'approche des animaux perdus sur un coin de trottoir, chiens errants, mouettes et pigeons à la dérive. Et puis je réapprends la proximité d'un fleuve, le Rhône immense au milieu d'Arles, ce méandre vers le nord où les vieilles rues viennent se lover : courbes dans la courbe du fleuve.
La ville ici est un creuset pour les images, un creuset fabuleux. C'est là qu'elles s'accumulent, se montrent puis se recouvrent. Une amnésie opère autour des murs, traces de peinture, figures naissant dans la rouille, les yeux ne voient plus rien, puis réapprennent eux aussi à regarder un visage, à approcher les yeux d'autres yeux qui regardent.
11:10 Publié dans LE ROMANESQUE EST UN SENTIMENT PHOTOGRAPHIQUE | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : photo, photographie, images, regard, apprentissage, arles




Commentaires
Ecrit par : Anna de Sandre | 11.11.2009
Répondre à ce commentaireDe lire ici vos mots est un plaisir qui donne envie.
Ecrit par : Taraf Zelie Bordela | 11.11.2009
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