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16/02/2010

Le voyage sentimental, encore

araki.jpg

« 6. Senchimentaru na tabi contient une image assez célèbre et à juste titre, représentant Yoko allongée dans une barque, image dont Araki, se souvenant, raconte : « Cette image évoque pour moi le passage de la rivière qui sépare la vie de la mort. Yoko et moi, nous venions de faire l'amour très fort - et c'est pourquoi elle est endormie ainsi dans le bateau. Nous étions descendus dans une vieille auberge japonaise de Yanagawa qui s'appelait O-hana. J'ai pris la photographie sans vraiment réfléchir mais regardez et vous verrez qu'elle représente le voyage vers la mort, vers l'autre monde. Regardez comment Yoko est couchée dans la position du fœtus. Elle s'est mise ainsi naturellement. C'est drôle, n'est-ce pas ?».

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Philippe Forest, Araki enfin - L'homme qui ne vécut que pour aimer. Gallimard, 2008, p.67.
Araki, Voyage sentimental, Museo Pecci Prato / Centre national de la Photographie, 2000.

Commentaires

Je reviens ici et je suis ravie et émue de ces 4 billets nouveaux dans ma vie et qui s'étalent par magie, pour moi, et me donnent du grain à moudre.

Voilà cette photo qui déjà Est.
Et le fait de savoir ce qui a précédé et cela change la photo dans mon être. Un parfum, des odeurs, l'histoire en moi cherche les contours, gigote, bouscule.

Lôlà-D'Hi

Écrit par : Plume d'Hi | 18/02/2010

Du mal à m'adresser à une femme portant le nom de Plume d'Hi.
Les noms d'indienne m'ont toujours inquiété, à cause de la sauvagerie qu'ils semblent indiquer, ce côté "Femme qui court avec les loups" et en face mon côté Robinson Crusoé ça peut faire que des étincelles.

Écrit par : TZB | 19/02/2010

Je decouvre votre univers grâce à Juliette Mezenc. Merci à elle, merci à vous. Vais mettre en lien depuis mon blog

Écrit par : cecile portier | 18/02/2010

C'est malin, alors je vais sur petite racine, je lis petites coupures à cause de la photo c'est vrai, la beauté de ce qui a brûlé et puis je ne résiste pas, j'aime trop l'écriture de Bernard Noël pour ne pas aller lire A bas l'utile et ça m'emporte, ça m'encolère alors que j'avais juste décidé de travailler encore un peu. En vérité les liens m'épuisent, me tiraillent et me bousillent l'autonomie de l'écriture en solo, au bout du compte j'ai mal aux yeux et vraiment faim, les heures défilent. "Cette avidité fonctionne sur la privation :" C'est B. Noël qui l'écrit : "il ne s'agit surtout pas de la satisfaire mais de la leurrer encore et encore afin de la rendre insatiable." Les mots qu'il donne depuis longtemps, depuis La sensure m'aident à cerner ce qui d'instinct m'effraie, et c'est la faute à Cécile Portier si j'en suis là à 19h39 un vendredi au lieu d'aller dans les rues c'est malin.

Écrit par : TZB | 19/02/2010

Les femmes indiennes ne portent pas la sauvagerie dans leur noms. Juste un rapport au monde et à la - leur ? - nature singulière...tsss, tsss.
:)

Écrit par : Lôlà | 26/02/2010

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