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19/02/2010

Une photo d'Amélie

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Annie m'envoie une photo prise par une enfant que je n'ai jamais rencontrée. D'elle je ne sais que son nom. Et qu'elle a attendu l'oiseau pour prendre la photo d'une fenêtre, l'envoyer à celle qui aime autant les fenêtres que les jardins de Pierre Bonnard. Je peux retourner lire Brodsky sous la pluie, en gardant l'image d'Amélie comme écho aux questions de l'écrivain : "Qui d'autre que la mer peut regarder les cieux face à face ?"

Et les poèmes se gorgent d'eau parce qu'en marchant j'apprends leurs mots l'un après l'autre. La mésange de l'enfant-photographe me sert de boussole pour indiquer devant la première joie : au nord le vent plus tiède de février, et dans le vent l'odeur de neige encore, bien au contraire des boues où je patauge. Le livre est maintenant trempé et pèse le poids d'un animal entre mes mains. Quand je rouvre les yeux, la pluie m'explique autour le ruissellement général des luisances, l'alignement des gouttes au long des branches. Pour qui veut voir, les premières perles donnent une vision des eaux du ciel comme un fragment.

Commentaires

"Qui d'autre que la mer peut regarder les cieux face à face ?", je l'emporte avec moi, ce soir je pars retrouver l'océan de mon enfance.
Quelle photo délicate

Écrit par : Zoë Lucider | 19/02/2010

Zoë, emportez tout ce que vous voudrez.
J'ai l'impression étrange que jusqu'à présent, c'est moi qui venait cueillir un peu de nourriture sous l'arbre à palabres.

Écrit par : TZB | 19/02/2010

Des perles au collier de février, un bonheur de lecture.

Écrit par : Tania | 19/02/2010

Merci Tania. J'ai mis un lien vers Textes et prétextes que je ne retrouvais plus, et que j'ai eu plaisir à lire à nouveau autour de Mingarelli, dont je n'ai jamais oublié La beauté des loutres.

Écrit par : TZB | 19/02/2010

Bonjour
Confiance : quel mot magnifique
La photo de l'oiseau par l'enfant : quelle "émouvanse" fragile.
Belle journée
Lania

Écrit par : Lania | 20/02/2010

Photo surprenante avec comme cette araignée au milieu de la fenêtre ayant pris dans son filet, de l'autre côté, la mésange messagère d'un instant volé.

Le texte est aussi accordé à la représentation : ensemble sans distinction (mais distingué) d'âge.

Écrit par : Dominique Hasselmann | 15/03/2010

Les commentaires sont fermés.